27 novembre 2012

L'istante prima del sogno.

L'autre soir, il m'est arrivé une chose qui m'est absolument étrangère d'ordinaire. L'insomnie. Je suis plutôt de celles qui se plongent profondément dans les bras de Morphée, à peine le bout du cheveu posé sur l'oreiller.  Mais là, le fil des pensées m'a conduite sur un terrain glissant. Des bribes de phrases pour mille projets de textes, des idées qui se bousculaient à l'orée de l'esprit et de là... les interrogations qui taraudent. Celles qui, quand elles commencent, ont une légère tendance à entraîner les songes sur une pente savonneuse, qui se termine invariablement par "Mon Dieu, mon Dieu, mais que vais-je bien pouvoir faire de mon existence ?".

Alors, j'ai vu passer les heures. Après avoir tenté une tactique absolument inefficace du "Tu pars de 11 000 et tu soustrais 3 par 3". Foutaises.

Mais au fond, les réflexions embrumées par l'espoir du sommeil ont leur intérêt - et peut-être devrais-je donner sa chance à l'insomnie plus régulièrement. J'ai ainsi entr'aperçu quelques vérités crues - et terrifiantes, avouons-le - et me les suis assenées avec une honnêteté déconcertante, égratignant au passage ma zone de confort. La surprise toutefois, fut, qu'au matin, elles m'attendaient, bien sagement, guettant peut-être la mise en oeuvre immédiate de toutes les résolutions déterminées, prises dans le silence attentif de la nuit sans repos. Depuis, j'établis mentalement d'interminables "to do lists", m'arrangeant ainsi quelque peu avec ma conscience, avant d'agir.

Et me hante la conviction tenace qu'il manque plusieurs heures indispensables à chaque journée.

 

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Col des Saisies. Dimanche 18 novembre.

17:34 Écrit par Emeline dans DolceVitaPensata | Lien permanent | Commentaires (0)

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